‹ Notre-Dame-des-Voluptés-sans-nombreChapitre 56 sur 136 · TROISIÈME PARTIE llîl · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE llîl

Gabriel, oîi la pauvrette avait mis gentiment son petit cœur de passereau frivole :

^tlon petit Ga,

J'ai relu, aujoiircriiui, tous les vers que tu m'avais faits, et je les ai trouvés encore plus beaux que lorsque j'étais près de toi; c'est pourquoi je n'ai pu résister à Tenvie de t'écrire et de te dire que j'ai senti battre quelque chose dans ma poitrine.

Est-ce mon cœur? Je croyais pourtant ne plus en avoir.

Oui, mon petit, ils sont bien jolis tes vers, elles sont bien belles tes poésies. Tu parles si bien de l'amour et peut-être n'y crois-tu pas?

Alors, seraient-ce des mensonges?

]\Iais ne crains rien, des mensonges dits ainsi doivent être pardonnes de grand cœur.

Tu dois te demander si je deviens folle de t'écrire de cette façon. Toi mieux que personne lu dois comprendre qu'il est des jours où l'on ressent beaucoup plus toutes clioses et qu'il est des impressions bizarres que l'on ne définit pas,

auxquelles on s'abandonne sans savoir pourquoi. C'est pour ainsi dire un rêve d'Ame oîi l'on revit les instants heureux, mais passés, sans se souvenir de ceux qui nous ont fait })lcurer.

De gros baisers pour tes l)eaux yeux.

Ta ^[ourrette.

— Piable! fit Pcvdijçal, auquel ^ou cousin avait montre la lettre, elle a de la littérature, cela devient dangereux, Ijche le camp.

Gabriel n'eut aucune peine à décider sa maîtresse à le suivre dans le Midi. Us iraient à Xicr et poul être en Italie.

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