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TROISIÈME PARTIE

des choses chères pour la convoitise des miséreux aux yeux pleurant de faim.

Non, c'était un Noël resplendissant et calme, tout pareil à celui qui rendit immortel un bourg ignoré de Palestine.

Comme jadis dans l'humble étable, l'haleine radoucie et mutuelle de l'âne et du bœuf ranima dans ses langes immaculés le Verbe qui s'était fait Chair, un vent tiède soufflait pour des poitrines fragiles et des membres douillets, sous un ciel qui souriait avec des clignotements d'étoiles.

Dans la chambre frileusement close, ou pétillait un feu clair, Maud et Gabriel se réjouissaient de fêter le Bonhomme Noël.

Gabriel goûtait son bonheur avec égoïsme, sa maîtresse Tavait enveloppé de sa présence captivante et de mille futilités féminines : bouquets de fleurs, bibelots, boutons de roses ou violettes de Nice.

Son caquetage incessant semblait bruire à ses oreilles et sa voix vibrait avec de sonores clartés, comme le grelot d'argent d'une fontaine invisible, qui tin tille en frôlant les galets

XOTinM)AME-DES-VOLUPTES-SAN'^-vnM)îiM.

chauves et les graviers épars sur le velouté des mousses.

Sa prévenance maternelle étuil toujours attentive.

— C'est Noël, disait-elle, et si darling le veut, nous ferons ce soir une fête.

— Je veux bien, moi, répondit Gabriel avec un baiser.

Mais Maud se détachant de son clrcintc lit surgir, d'un coin dissimulé, un petit panier, puis un autre et un autre encore.

— Qu'est ceci? demanda-t-il, les yeux grands ouverts de surprise.

— Ce sont des gâteries, pour mon bien-aimé ; n est-ce pas que tu vas dire un merci l)icn airectucux à la Maud chérie?

Elle s'était habituée au tutoiement, et c'était (UUicieux de l'enlcndrc dire :

— Veux-tu, dis?

Et ils se prenaient, jamais las, encore et toujours, des bais(;rs ardents.

Lei.r babil continuait avec ct s enfantillages qui sont les meilleures promesses d'amour, pour deux cœurs sincères qui se donnent.

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