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CHAPITRE III

L'équivoque désir.

Dans sa sauvagerie, le sculpteur s'était enl'ernié dans une large pièce du rez-de-chaussée de la villa. Là, il vivait des heures de souvenir ou d'assoupissement.

Il subissait aussi l'attirance de la mer dont le rythme énervant lui semblait un appel.

Les premiers temps, il ^e mêlait fort peu aux propos futiles des amants, co'nprenant que sa rancœur du monde et l'anarchie de ses sentiments faisuieul tache, dans la franchise des illusions de leur jeunesse.

L'air pur, la vie calme avaient renouvelé ses forcef^ qui semblaient vouloir disparaître, et dans le besoin d'action qu'éprouvait son cer-

veau, sa nature se réveillait comme d'un long hébétement.

II se reprit à rêver, comme aux jours d'autrefois, avec de puériles espérances.

C'était surtout la présence de Maud qui évoquait en lui des formules neuves.

Ses yeux d'artiste habitués aux nus la déshabillaient d'un regard.

Aux échancrures du corsage il devinait le galbe et la coupe des seins, il suivait la ligne des reins sous les replis savants des jupes.

11 devinait en elle tant de choses exquises et cachées! 11 les étalait, dans sa concupiscence, mettant à jour les coins les plus secrets avec l'audace et la brutalité d'un viol.

Une envie de la posséder, de la prendre, de sentir sa chair chaude sous ses mains, grandissait en lui, follement.

Il ne l'eût point voulue douce et consentante, non, il la voulait se débatf^nt, la meurtrissant, la (iéehiranl adnlrr ( t piinlelaiite sous le râle de son désii

l']t Maud sentait, perpétuellement, la blessure (I( (( rcuraid de l'auve fouiller sa chaii*,

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