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QUATRIEME PARTIE

Ta tête, pavot orgueilleux, est tombée, abattue par nos colères.

Tu achèveras ta vie, cette misérable vie commencée dans la tristesse, dans la honte la plus grande et la plus misérable.

Ignominie sur toi !

Les enfants te jetteront des pierres, car l'enfance est mauvaise aux malheureux, l'enfance porte dans son sein une âme d'homme naissante et Feïifance est cruelle.

Les vieillards se détourneront de ta route, radoteurs et veules.

Les jeunes, plus arrogants, te cracheront au visage et te maculeront d'injures et de boue.

Les femmes, elles, riront effrontément sur ton passage et les prêtres feront de grands signes de croix.

Mais poursuis ta route.

Passe dans ta folie, promène ta gueuserie au travers de leurs vices ; va, toujours, car au bout de tes douleurs, nos paradis t'ouvriront leurs portes magnanimes. Et nous te dirons alors ce que les hommes ont écrit :

Beatl pauperes spiritu.,.

Douce pensée eonsolalrice !

L'œuvre était terminéf, Oustalet restait étonné et stupide, Fébauchoir en ses mains salies de glaise.

Un rire contractait ses'màchoin s, un de ces rires doux qui sont si près des pleurs.

Il tournait autour de sa statue, Idole qu'il adorait j)ar un dernier vestige de sa pensée contemplative.

— Pauvre. . . pauvre. . . elle est morte. . . morte. . . morte... et nous lui ferons de belles funérailles, morte... morte... morte..., chantonnait-il d'niK" voix basse.

Dehors le ciel était bleu dans la nuit claire, une légère brise montait de la mer, qu'on entendait là-bas, charmeuse. Les longues palmes a'^ilaicnt doucement leurs éventails. C'était une heure bonne pour aimer. Dans la grande salle, l'Idole s'étalait imprécise.

Alors le sculpteur dit :

— Nous allons veiller la morte, Dieu nous prêtera les cires et les cierges pour sa divinité.

Par une des fenêtres, sur le côté, il s'évada, îl reprit la route que les amants avaient tant

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