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QUATRIÈME PARTIE

de fois parcourue, alors qu'ils fleurissaient leur rêve.

Oustalet gagna l'église à cette heure solitaire, silencieuse, enveloppée d'ombre spéciale, ou seule la veilleuse, tombant de la voûte, Jetait une lueur falote, rougie à peine, comme une larme.

Des cierges grêles, placés par des mains dévotes, sur un autel, dressaient leur nudité sur les branches multiples d'un candélabre.

Au fond et plus haut, parmi les bouquets desséchés et les plantes d'étofl'e fanée, une niche où se détachait la silhouette d'une Vierge de plâtre peint, qui essayait de sourire à un Enfant Jésus, aux joues bouffies, à l'air maussade, qu'elle tenait dans ses mains amincies.

Sur le maitre-autel deux grosses cires frangées de galons tressés, reste des premières communions.

Le sculpteur fit une rafle complète.

Les bougies courtes d'un pauvre saint Antoine, et les bouts, mi-fondus dans les chandeliers de la messe, il s'empara de tout.

Des pas résonnèrent sur les dalles, instinc-

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tivement il se tapit derrière les chaises entassées qu'on loue aux fidèles pour les cérémonies dominicales.

Un abbé gras passa. Les pas s'espacèrent et leur écho se perdit aux voûtes, gouffre d'ombre.

Pierre sortit de sa cachette, prit encore deux cierges et trois bougies longues qui veillaient devant une sainte quelconque.

Il repassa devant l'autel virginal- V7r^»'o inimaciilata. Il aperçut, comme un fantôme, la statue de plâtre. Souriant dd pitié, il murmura :

— La mienne est bien plus belle.

Furtif, comme pourchassé par des mains invisibles, il s'enfuit, emportant crispé sur son sein son butin triomphal et sacré.

Bientôt il fut auprès de son Idole qu'il caressa du regard, ainsi qu'un voyageur venant des terres lointaines et qui retrouve son épouse endormie.

Heureux de sa rigidité toujours pareille, il reprit sa chanson monotone :

— Elle sera belle... belle... belle...

Puis il dit encore :

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