‹ Notre ennemi le luxeChapitre 37 sur 41 · J. B. Say, Cours d*économie politique, t. VJ, chap. xi · texte numérisé non relu

J. B. Say, Cours d*économie politique, t. VJ, chap. xi

La République, — à laquelle on ne pourra reprocher un excès de complaisance pour dos anciens usages, — regardait les impôts somptuaires comme justes, utiles et conformes au droit nouveau. La loi du 25 juillet 1795* imposait les chevaux, les domestiques, les mulets de luxe, valets et litières, les poêles et cheminées, — que Ton est quelque peu sm'pris de rencontrer dans une loi sur le luxe.

Ce fut sans doute en souvenir de l'Antiquité, dont elle ambitionnait de faire revivre les vertus simples, que la République inscrivit ces accessoires obligés des plus humbles demeures dans un climat changeant, au nombre des dépenses somptuaires.

Nous sommes actuellement soumis à un certain nombre de redevances sur le luxe qui, sous une autre désignation, — celle de contributions indirectes, se perçoivent avec l'approbation générale.

1. Reproduite dans les lois de finance des 14 thermidor an \\ 25 fructidor an VI, et 3 nivôse an VU, — abrogée par la loi du ^i avril iaO€.

Nous avons T impôt sur les tabacs ^ Le tabac, par cela seul qu'il n'entre ni dans la médecine ni dans l'alimentation, est une consommation de luxe, laquelle, en se généralisant, n'a pas tardé à former une des branches les plus productives du revenu public ^

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