CE QUE NOUS DÉPLORONS
Définition du luxe. — Ses progrès depuis vingt ans. — Notre état présent. — Le luxe a tué la noblesse. — Ses ravages dans la bourgeoisie. — Après la bourgeoisie l'anarchie! — 11 n'est pas trop tard pour le combattre. — Auxiliaires sur lesquels nous comptons. — Pourquoi un livre contre le luxe? — Le cri d'alarme. — Les oies du Capitolc Page H
Corruption croissante des mœurs publiques. — Les Gouvernements y sont étrangers. — La faute en est au luxe. — La société Romaine sous Auguste et Tibère. — Nous ne sommes pas heureux ! — Le mal dont nous souffrons. — Le luxe a aggravé la maladie humaine. — Progrès de la folie. — Abaissement des caractères. — Tendances de l'éducation publique. — Le règne de For. — Un luxe inoffensif et un luxe dangereux. — Le luxe sous ses trois faces : moral , économique et social Page 15
L'égoïsme, premier fruit du luxe. — Le luxe étouffe le désintéressement et la générosité. — Il a son type dans Tenfant unique. — Mot d'ordre du monde nouveau. — L'admiration stupide du succès. — Le maréchal de Villars et le financier. — Les liens sociaux se détendent. — Notre gaieté s'en va. — Ravages de la vanité. — Les salons d'autrefois et ceux d'aujourd'hui. — Les Tableatix vivants. — Rôle du mari. — Les trois aunes de drap de M"'« Geoflfrin. — M™* Récamier Page 30
Le luxe mène à l'improbité. — Quelques exemples. — Son enseignement sur la classe ouvrière. — Il tue le respect. — Un mot de M"* de Staël. — Suppression des formes. — Affaiblissement des liens de famille. — Relâchement de l'autorité domestique. — Un premier coup d'oeil sur les parents et les enfants. — La tradition. — Sa valeur sociale. — Le luxe prospère dans les temps de calamités. — Ysabeau, et Jeanne d'Arc. — Le Patriotisme Page 44
Démoralisation de la femme. — Son rôle social. — Coup d'oeil historique. — De Velléda à la du Barry. — La femme a perdu de son empire. — Le luxe commence par s'attaquer à elle. — L'éducation domestique. — Ce que sont nos enfants. — Exemples et leçons que nous leur donnons. — Leurs jeux et leurs jouets. — Leurs conversations et leurs préoccupations. — Développement de la vanité. — Les bals d'enfants. — L'œuf de Pâques du duc de Grammont-Caderousse. — La fille à marier. — La femme ài \a mod^. — \ife^Tw^\Àsiw ^^^^sblwvx, Pai^ga 61
Les mariages chrétieDs et les mariages d'argent. — L'amour dans le mariage. — Comment on prépare les femmes à devenir mères. — L'intérêt substitué à l'amour. — La dissipation. — De quelle manière les parents se préoccupent de l'avenir de leurs enfants. — Augmentation des adultères et des séparations de corps. — Abâtardissement de la race. — Diminution des naissances. — Comparaison avec les États voisins. — Causes morales : une prévoyance coupable. — Causes physiques : l'aflaiblissement des tempéraments. — Luxe entraîne disette d'hommes. — Un tableau du Louvre Page 79
Le luxe empêche la famille de se former. — Il empêche pareillement qu'elle ne prospère. — Diminution croissante des mariages. — Le mariage tombé en discrédit. — Empire de la dot. — Délaissement des jeunes filles. — Le mariage du duc de Chartres. — Nous cherchons le plaisir, nous fuyons le devoir. — Accroissement des célibataires. — Influence du mariage sur la durée moyenne de la vie. — Système du docteur Stardt Page 99
Empire croissant de la courtisane. — Les courtisanes d'auti'efois, celles d'aujourd'hui. — Phryné, Aspasie, Flore. — La voiture d'une fille, conduite par un Prince du sang. — Les filles entretenues au faubourg Saint-Antoine. — La prostitution publique et la prostitution clandestine. — La femme du monde et la fille du peuple. — Conséquences d'une faute. — Augmentation des enfants naturels. — Leur rôle dans la société. — Les infanticides. — Une mère peut dowc Iw^t ^wv ^:çi^"»:^\.\ —
Dernier état de la femme dépravée par le luxe. — L'orgie Romaine. — Les Gîtons. — Quatre vers de Martial. — Où en sommçs-nous? Page 105
Un arrOt de Cour souveraine. — Paris capitale du monde. — Sa renommée de plaisir. — Tout pour les riches! — Les visites des Souverains. — Dangers moraux et sociaux de la création d'une ville unique. — I^s extrémités se refroidissent. — Le cœur se développe au détriment des membres. — Refoulement des intelligences. — Triomphe de la bassesse et de l'intrigue. — Une hiérarchie excessive. — Le laminoir. — Urbs, Page 121
Les entraînements de la toilette. — M. Dupin. — Encore la femme à la mode. — L'article religion. — Le costume, image des mœurs. — Un regard en arrière. — Souliers à la Poulaine. — Les vertugadins et la crinoline. — Les modes actuelle^ en désaccord avec le bon goût. — La femme française a compromis son renom d'élégance. — Elle nous a pris notre costume masculin. — Les coiffures. — Le toupet à tempéramerU.
— Le pouff au sentiment. — Accessoires de la toilette. — Excentricité n'est pas élégance. — L'inconstance de la mode contraire à la production autant qu'à la consommation. — Opinion de J.-B. Say. — H faut ouvrir de nouvelles carrières aux femmes ! — Mouvement dans ce sens. — Emplois des femmes usurpés par les hommes. — Les races d'efféminés. — Action do la mode sur les caractères. — La loi Page 129
Le luxe stimule l'agiotage. — Entraînements de la spéculation.
— Portrait de Vagio\.<i\xT. — \à^^^^ti^\\vK9» ^>3.^^Sfc^^âcs$v. — La
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Bourse. — Les gros poissons faits pour manger les petits. — Les carrières de rinteliigcncc délaissées pour celle de l'argent. — La richesse, prix de l'habileté. — Scandale des fortunes rapides. — Un enrichi au temps de Law. — Entraînement général. — Les spéculations lointaines. — Leur immoralité. — Les ûédassés estimables et les déciassés dangereux. — Deux lettres de l'Empercur Page 163
Le jeu. — Pensez à nous. — Ses ravages dans les familles. — Le jeu s'est compliqué du Cercle. — Tous deux également hostiles h la femme. — Mœurs des joueurs. — Défiances justifiées. — Les courses et les paris. — Agence des Poules, — Maisons de jeu clandestines. — Un laisser aller général. — Le cercle tue la société. — Pertes considérables au jeu. — Augmentation des dations de conseils judiciaires. — Les suicides plus nombreux. — La Morgue trop étroite. — Deux Sauveteurs à l'œuvre. — Conséquences sociales du dégoftt de la vie. — Les peuples heureux Page 183
XIH.
Influence du luxe sur la production. — Son excès contraire au commerce et à l'industrie. — Opinion de Voltaire. — Montesquieu et Diderot. — Le luxe fait aller le commerce. — Inconstance des salaires. — Les industries de luxe sont les moins payées. — Le luxe tue l'épargne. — Détourne les bras du travail productif. — Appauvrit le producteur, le consommateur et l'ouvrier. — Les faillites. — L'Empereur et la classe ouvrière. — Remontrances de 1718. — Renchérissement de la vie surtout sensible pour la classe moyenne. — Danger social de l'amoindrissement de la petite bourgeoisie. — Un luxe relatif à la portée de tout le monde. — Les nouveaux établissements de crédit V-^s^ V5J^
Le luxe contraire au progrès de l'art. — Le bon goût ne survit pas aux mœurs. — La Peinture, — L*École française. — Sa décadence et sa renaissance. — L'École réaliste. — L'art devenu affaire de commerce ou de mode. — Encouragements aveugles de la richesse. — Abus dans l'emploi des ressources décoratives. — La Sculpture et V Architecture^ — Corruption de la langue. — L'argot. — La Science opposée à la Littérature. — Tendances du roman moderne. — Mauvais choix de ses personnages. — La réclame. — La petite presse. — Nos mœurs défavorables au talent. — Les bons livres. — Le Théâtre, — Ses origines. — Son apogée. — Sa décadence. — Il est corrupteur des mœurs. — Les béros du parterre. — 11 s'adresse aux sens. — La mise en scène. — Les femmes de thé&tre. — Les cafés-concerts. — Il y a des compensations! Page 2iG