‹ Notre ennemi le luxeChapitre 7 sur 41 · Boilèau représentait déjà le Paris de son temps · texte numérisé non relu

Boilèau représentait déjà le Paris de son temps

une Tille

Où l'honneur a. toujours guerre avec la fortune.

Satire iv.

Les entrainemeats de la toilette. ~ M. Dupin. — Encore la femme à la mode. — ^article religion. — Le costume, image des mœurs. — Un regard en arrière. — Souliers à la poulaine. — Les vertugadins et la crinoline. — Les modes actuelles en désaccord avec le bon goût. — La femme française a compromis son renom d*élégance. — Elle nous a pris notre costume masculin. — Les coiffures. — Le toupet à tempérament. — Le pouff au sentiment, — Accessoires de la toilette. — Excentricité n'est pas élégance. — L'inconstance de la mode contraire à la production autant qu'à la consommation. ^ Opinion de J.-B. Say. — 11 faut ouvrir de nouvelles carrières aux femmes. — Mouvement dans ce sens. — Emplois des femmes usurpés par les hommes. — Les races d'efféminés. — Action de la mode sur les caractères. — La loi.

Le goût de la toilette, l'empire croissant de la mode, doivent être signalés comme une des

premières causes de la démoralisation de la femme.

C'est l'amorce que le luxe emploie pour la séduire. Il lui parle toilettes, bijoux, parures; il flatte son orgueil en lui vantant sa beauté, sa grâce, sa jeunesse : comment la femme résisterait-elle à ce langage perfide ?

« C'est, — disait peu galamment un phUosophe du xvi^ siècle , — un vice familier et spécial aux femmes que le luxe à l'excès aux vestemens ; vray tesmoignage de leur foiLlesse, — voulant se prévaloir et rendre recommandables par ces petits accidens, pour ce qu'elles se sentent foibles et incapables de se faire valoir à meilleures enseignes. (belles de grande vertu et couraige s'en soucient beaucoup moins*. »

11 est admis que les filles entretenues donnent le ton.

Quelques femmes, par leur nom, leur éducation, leur grande fortune, leur position dans le

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