PRÉFACE XV
pie, vous n*avez plus qu'une faible prise sur celui qui vous lit ou vous écoute. S'il s'agit d'une leçon, elle est à moitié perdue.
On m'a raconté qu'un écolier auquel on n'avait donné à apprendre que la géographie physique, récilanl un jour imperturbablement sa nomenclature de fleuves ou de montagnes, fut interrompu par cette apostrophe de l'examinateur impatienté de sa trop longue litanie : « Et le sol, la terre, que vous ] ont-ils dit? — La terre, le sol, répond Télève l tout surpris; mais ils ne m'ont rien dit du f tout. » Si, plus rationnellement, on eût mêlé \ l'histoire à la géographie, l'écolier, ayant • senti le sol national vibrer, à chaque pas, d'un vivant souvenir, ne se fût point mépris sur le sens de la question que lui faisait son maître.
Une bonne Géographie historique est donc à la fois un livre à' instruction et de patrio- > tisme. Rien de meilleur pour rattacher les