LA PROVENGE — LE COMTAT — AVIGNON
à-dire Fintérieur. Ainsi allaient en pièces les États du Midi, jusqu'à ce que vinrent les Français, qui renversèrent Toulouse, rejetèrent les Catalans en Espagne, unirent les Provençaux, fet les menèrent à la conquête de Naples.
L'histoire de France, dans la seconde moitié du xm^ siècle, est celle du comte de Provence, du frère de saint Louis, qui prit pour lui la dépouille de la maison de Souabe que le pape venait d'abattre. Le royaume de Naples restait au bâtard de Frédéric II, à Manfred. Charles d'Anjou conduisit ses Provençaux à cette victoire facile. Manfred, voyant fuir les siens, se jeta à travers les Français et y trouva la mort.
Ce fut la fin des destinées de la Provence. Elle s'endormit à Naples et en Sicile sous un même maître.
Pendant que le sud de la Provence s'écoule au midi de l'Italie avec Charles d'Anjou, Rome pontificale, détrônée par lui à Rome, vient établir son siège en France, dans la haute Provence, au Comtat Venaissin. Grégoire X s'est souvenu que l'Albigeois Raymond VII, réconcilié avec l'Église, en a fait don au pape *.