‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 106 sur 144 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LUCIEN .NE, sanglotant dans ses bras.

Oh! Madame... Madame...

(La porte de droite s'ouvre; paraît Lucien. En apercevant Lucienne, il fait un soubresaut.)

HÉLÈ.NE, se retourne et aperçoit son mari.

Tranquillement.

Ah ! (A Lucienne qui est très émue.) Maintenant

Lucienne... laissez-moi un instant... 11 faut que je parle à « votre père ».

(Elle reconduit Lucienne à la porte de gauche pendant que Lucien a un haut le corps de désespoir.)

SCÈiNE IX LUCIEN, HÉLÈNE

LUCIEN, affolé.

Allons, c'est fini, il ne manquait plus que ça!... Tu sais, alors, tu sais?...

HÉLÈNE

Que cette enfant est ta fille?... Mon Dieu, oui, je le sais...

LUCIEN, se désolant.

]\Iais par quelle série de fatalités? Oh! ne cherchons pas. C'est la fatalité, voilà !...

iii^:lène

J>ah! pe cherchons pas, en effet. Ce n'est pas la peine... Je la connais, c'est Timporlanl. D'ailleurs, il n'y a plus que toi, aujourd'hui, (]iii ne la connaisse pas.

LUCIEN, allant à sa femme et la serrant dans ses bras.

5Ia pauvre chérie, ma pauvre chéri'% je ne sais plus que te dire, moi, je ne sais plus... 11 ne faut pas m'en vouloir... Il faut me pardonner... Je ne t'avais jamais parlé de celte histoire, moi! J'étais arrivé h ne plus y penser. I^st-ce qne je pouvais prévoir? Et puis, hier, quand j'ai tout appris, brusquement...

j'ai eu une telle secousse! Je t'aime ma chérie, je n'ai jamais aimé que toi ! Ah ! quel désastre !

Mais où vois-tu un désastre là-dedans?

T'en vouloir, moi, et pourquoi? Parce que tu

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