‹ Notre jeunesse et l'ère nouvelle [microforme]Chapitre 16 sur 24 · C :APITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

C :APITRE QUATRIEME

La conquête économique et ses armées.—Les commis et les voyageurs de commerce.—Ce que l’on attend des uns et des autres.

On vient de le voir: C’est l’Ecole de: Hautes Eti.des qui fournira une élite Commerciale; mais qui dit “élite”, dit un nombre restreint, une minorité. Il restera tout de même ja majorité dont il ne faut pas se désintéresser.,

à tous d’avoir l’ : les nécessités de l’existen udrait, un ado'escent dans

Les ’élite notre considér les commis et les voyageurs sont les or-

Ce sont

ée de ligne, les comommis-voyageurs. Par eux l’oeulivrent, et les victoires se rempor-

son cham i imiter, comme Ris

d écrire, aux une ville, aux frontières mais il devrait aller au loin, sur les grands mar- Pour y prendre sa place.

Quand la Suisse, petit Pays n'ayant d’autres ressources que

son industrie s'apprête à conquérir le plus de marché possible,

commerce canadien-français se cantonnera dans d’étroites limites ?

t s’il ne s’agit que du commerce de détail ne sera-t-il 8 de l'intérêt du commerce canadien-français d'attirer chez lui la clientèle anglaise, comme les anglais sont venus Jui chercher la clientèle française ?

Mais notre commerce ne réussira dan

le concours de son état-major, qui i “l'armée de ligne” et des

Ça leur fut une erreur don Bientôt 1

ar ce moyen,

e celui qu'ils croyaient oisif et À l'intérêt commun contribuait p}

Paresseux, us qu'eux.

Il en sera de même pour le eomme Pourrait ici comparer l'élite mac de la fable, les commis et les Voyageurs de commerce aux membres ; refuser Jeur coopération ce serait contribuer à la décadence puis à l’annihilation de notre rce.

Ne serait.

désastre ?

rce canadien.

Ce serai mis que de croire qu’elles ne sont que n.écaniques, Avec Gabriel rais écrire: “Tout effort humain l'être qui l’accomplit de noblesse et de beauté, travailleur quelqu’il soit, sé manifeste la force organisatrice de la vie. Il n’est point de travail qui n’aî i

Elle s’en dégage, cette harmonie, souvent émou que et sincère.”

u’on n’aille pas mépriser l'emploi du commis ; dans le grand

rouage qu'est l'organisme Commercial, le commis est une pièce

indispensable, dont le moteur le plus rüissant ne pourrait se passer,

Le commis actif, probe, intelli

un grand savoir-faire saura non seu

vices à sa maison, mais il préparer

gent, débrouillard, possédant lement rendre de grands sera Son propre avenir, Son pa-

trou ne tardera Pas à reconnaître ses ha lui qu'iront les avanta, 1

vents, .Q

ur se préparer un be

Po l avenir que le commis soit-il, s'efforce d’être dévou

, Si modeste qu’il ne re.

é, zélé même, intelligent ; d’ t vivre l'institution.

Commis-voyageur n’ Llagueur,

jusqu'aux con- Rencontre-t.i] sur son

eux et c’ » AU plus actif, au victoire reste,

opé

dix éta,

Il est absent ainsi, une, deux, trois, quatre semaines et tout ce temps est consacré à lutter, à guetter la bonne affaire à surprendre la Concurrence, à tâcher de découvrir ses secrets, Et Chaque soir quand il peut trouver quelque gite, qu’il soit confortable ou non, il se hâte d’ex ier par la voie la plus rapide le résultat de son travail: parfois ce sont des centaines, des milliers des centaines de milliers de dollars, qu’un voyageur rapporte de ses randonnées, Et cette vie il l'a mène durant cd dix, quinze, vingt ans, sans autres joies et satisfaction que celle du devoir i ccomplie et des résultats produits.

Il ne faudrait pas croire toutefois que cette vie n’a rien d’intéressant et qu’elle est plutôt démoralissante, Non, le voyageur de commerce qui sait profiter de ses voyages devient avant peu de temps l’homme à peu près le mieux renseigné sur les événe-

jcurnal, et plus d’un pourrait à chacun de ses voyages remplir

brad pages du fruit de ses observations et de ses entretiens ci où là.

et c’est toujou

maine et économique, qui ne me fait pas regretter celle qu’on nous rabâchait au collè

sache pas, sauf quelques exceptions, qu’il se trouve des citoyens qui puissent être plus utiles à leur race et à leur pays qu’un voyageur de commerce instruit, hardi, imbu de patriotisme et fier de

ses origines. Et parmi les voyageurs de Commerce qui se disputent le domain i

naissance des deux langues ; il a une culture générale plus com-

plète ; il a la fougue et la chaleur du tempérament latin et il possède aussi l’éloquence. Il m'a été donné une fois d’assister à une discussion entre un Américain, que la Presse anglophobe d’Onta.

voulu voir autour de nous des milliers des nôtres assister à ce dé-

ement ou y déposer sa carte.

C’est à cause du bien qu’ils peuvent retirer pour eux et qu’ils peuvent faire à la cause Canadienne-française que je voudrais voir plus de nos jeunes gens devenir voyageurs de commerce. Quant au côté matériel, le Voyageur de commerce est toujours assuré de meilleurs appointements que le commis du bureau et du com toir; il peut aussi trouver plus d'occasions de faire fortune, lui qui a une si grande étendue à parcourir, que celui que ses fonctions retiennent à l'établissement.

Ce que l’on attend des commis et des voyageurs de commerce

S’il est vrai que chaque individu peut être utile à son pays, le rommis et le Voyageur de commerce peuvent hauteme Cause c'inadienne-française, L’un et l’

contact avec des milliers et des milliers de personne

Canadienne-française à conquérir, non plus seulement de nouvel-

de plus chaudes sympa-

gés qui ont encore Cours et qui discréditent notr.

Supposons que chaque voyageur de comme cais assumerait la tâche de nous mieux faire co r'28 qu’il aurait contribué plus à la “bonne entente”

peuses agapes ou excursions, qui ont tourné en cér ration mutuelle ?

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