LETTRE - PREFACE
A MONSIEUR ARTHUR LEMONT, Journalste.
Cher ami,
Vous avez publié au cours de l'année 1918, une série de lettres dont j'ai beaucoup admiré l'esprit st la tenue littéraire. Ces lettres s'adressent à la jeunesse canadienne à qui vous donnez de sages conseils, éclairés par votre expérience des luttes de la vie. Journaliste dans l'âme, c'était votre manière à vous, de participer ou plutôt d'aider à cette RECONSTRUCTION d'aprèsguerre, dont il est tant parlé depuis l'armistice. Je fus l'un des premiers à vous féliciter de ce beau et fécond travail. : Vous n'avez pas voulu vous substituer aux maîtres et aux professeurs de nos écoliers, car vous êtes de ceux qui apprécient leur rôle parfois ingrat, toujours noble et désintéressé.—Vous avez tout simplement, en un style clair et limpide, offert aux uns et aux autres, le fruit de vos observations.—Sous l'inspiration du plus pur patriotisme, vous avez dit à tous ce qui doit guider notre jeunesse canadienne dans le choix d'une carrière.
Votre livre mérite d’être Lu dans nos écoles, dans nos collèges, par cette thalange qui sera la génération de demain. Elle Y apprendra comment il faut envisager les réalités de la vie et combien décevantes æwarfnis sont les visions de jeunesse.
La société qui se prépare sera bien différente de celle qui s’élimine. Des problèmes nouveaux surgissent chaque jour. Le souffle de révolution qui Passe sur le monde n'épargne pas notre pays. La jeunesse canadienne frangaise devra être fortement trempée dans la nouvelle organisation sociale constamment harcelée par la poussée des masses, si elle entend jouer son rôle et rester fidèle à notre passé traditionaliste.
A ce point de vue votre livre complètera par ses aperçus pratiques son éducation morale qui est la condition première, la condition souveraine de toute prospérité, de toute grandeur et même de toute sécurité pour notre race.