Débats de la Chambre des Communes, col
ou d'organisation politique, et ne porte aucune atteinte aux droits et aux privilèges conciliables avec la domination nouvelle. Parmi ces droits, l’un des plus essentiels et des plus sacrés, et dont l'usage est le plus propre à affermir et populariser les gouvernements assez sages pour le reconnaître, c'est celui qui permet aux individus de conserver la langue de leurs pères. ‘“ Donc la Couronne britannique ne saurait, dans n'importe quelle partie du pays, entraver chez les Canadiens français le libre usage de leur langue sans violer le droit international et l'esprit du droit naturel sur lequel il repose! ”.
Au reste, le bilinguisme canadien n’est pas, il s'en faut bien, un fait isolé. Beaucoup d'Etats non britanniques, tels l’Autriche-Hongrie, la Suisse, le Luxembourg, la Belgique, ont plus d’une langue officielle’. Et, dans les limites mêmes du vaste domaine sur lequel s'étend la souveraineté britannique, le dualisme des langues occupe une place considérable et marque, soit au parlement, soit à l’école, le régime de plusieurs pays : citons, parmi ceux-ci, l’île de Man, l’île Maurice, les îles Jersey et Guernesey, l’île de Malte, les Indes. Citons surtout l'Union Sud-africaine où la langue des vaincus ne le cède nulle part à celle des vain-