‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 138 sur 532 · DU CHOIX D'UN PRÉCEPTEUR · texte numérisé non relu

DU CHOIX D'UN PRÉCEPTEUR

À un enfant de maison ?, qui recherche les lettres, non pour

le gain (car une fin si abjecte est indigne de la grâce et faveur

[4. Tant y a, toujours est-il. — 2. Étamine, étoffe servant à filtrer. D'où le sens de la phrase : qu'il l’oblige à tout examiner soigneusement par lui-même.] [3. C'est un plan d'éducation aristocratique que trace Montaigne.]

des Muses, et puis elle regarde et dépend! d’ autrui), ni tant pour les nifodiiés externes que pour les siennes propres, et pour s’en enrichir et parer au dedans, ayant plutôt envie d’en réussir? habile homme qu'homme savant, je voudrais aussi qu'on füt soigneux de lui choisir un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on y requit tous les deux, mais plus les mœurs* et l’entendement‘ que la science, et u’il se conduisit en sa charge d’une nouvelle manière.

…[l est bon qu'il le fasse trotter devant lui, pour juger de son train et juger jusques à quel point il se doit ravaler* pour s’accommoder à sa force. À faute de cette proportion, nous gâtons tout ; et de la savoir choisir et s’y conduire bien mesurément?, c’est une des plus ardues besognes que je sache ; et est l'effet d’une haute âme et bien forte, savoir condescendre à ces allures puériles$ et les guider. Je marche plus ferme et plus sûr à mont qu'à val °..

(Essais, livre TI, chap. xxv, passim.)

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