III. 7.-7. de Baïf
Les principales œuvres de J.-A. de Baïf sont : :
Les Amours de Méline (1552) ; Les Amours de Francine (1555), recueils de sonnets qui n’eurent pas grand succès.
.. Les Météores (1507), poème didactique où il s'inspire des Géorgiques de Virgile.
Deux comédies : Le Brave (1567), adaptation du Miles Gloriosus de Plaute ; L’Eunuque (écrit en 1565, publié en 1573), tradiotun de la comédie de Térence.
Une tragédie : Antigone (1573).
Passe-temps (1573), recueil de petites poésies gracieuses.
Etrénes de poézie francoese an vers mezurés (1574).
Mimes, enseignements et proverbes (1576), poèmes moraux en sixains octosyllabiques, son meilleur ouvrage.
Une traduction des Psaumes en vers mesurés (publiée au xrx° side).
Trois livres de Chansonnettes en vers mesurés (publiés au xix® siècle).
[4. La Loire qui baigne Liré. — 2. Le Tibre, qui passe à Rome. — 8. Liré: … village d'Anjou, où était né du Bellay. — 4. Le mont Palatin : une des sept collines de Rome. — 5. L'air de la mer, dont Rome est proche: — 6. La douceur du climat de l’Anjou.]
7. Biographie. — Jean-Antoine de Baïf naquit en 1532 à Venise, où son père Lazare de Baïf (mort en 1547) — poète lui-même, archéologue et traducteur d'une tragédie grecque, l’Electre de Sophocle (1537) — était depuis deux ans ambassadeur. Il connut Ronsard au Collège de Coqueret. En 1563 il alla. en Italie au Concile de Trente. Il fut secrétaire de Charles IX, sous le règne duquel il fonda, en 1570, son Académie de poésie et de musique. Ses dernières, années furent attristées par une longue maladie. Il mourut en 1589.
Il avait publié en 1573 une édition complète de ses œuvres parues jusque là, en quatre volumes intitulés Poèmes, Amours, Jeux, Passe-temps. Et, outre les ouvrages qu'il publia après cette date, il laissa à sa mort un grand nombre d'œuvres inédites.
Editions. — Poésies choisies de J. A. de Baïf suivies de poésies inédites, par Becq de Fouquières (Charpentier, 1874). — Les Mimes, éd. Prosper Blanchemain (1880). — Œuvres de Baïf, éd. Marty-Laveaux (1881-1890, Collection de la Pléiade, 5 vol.).
A consulter. — Augé-Chiquet : La vie, les idées et l’œuvre de Jean-Antoine de … Baïf (Hachette-Privat, 1900). À
J.-A. de Baïf fut le poète le plus audacieux de la Pléiade. Il s’est particulièrement occupé des questions de métrique et de versification. Outre sa tentative très curieuse de vers mesurés (voir p. 150-153), à laquelle se rattachent son essai d'orthographe phonétique (voir p. 144) et la fondation de son Académie, il est l'inventeur d’un vers nouveau, auquel il a donné son nom, le vers baifin, vers de quinze syllabes à rimes plates, invariablement féminines, divisé en deux hémistiches, le premier de sept syllabes, le second de huit, et dont il annonçait lui-même ainsi la création :
Muse, reine d'Hélicon, fille de Mémoire, à déesse,
O des poètes l’appui, favorise ma hardiesse.
Je veux donner aux Français un vers de plus libre accordance
Pour le joindre au luth sonné d’une moins contrainte cadence. Il a employé ce vers trois fois : dans une épode d’Antigone (4 vers), dans une épigramme des Passe-tlemps (8 vers), dans L'Hippocrène {264 vers). Il attachait d’ailleurs beaucoup moins d'importance à cette invention qu’à celle des vers mesurés.