‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 2 sur 532 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

On ne saurait d’ailleurs rendre le corps enseignant r ponsable de ces fâcheux résultats d’une réforme, dont l ; tention était excellente. La faute en est un peu, il faut le » reconnaître, aux instructions elles-mêmes qui lui ont été données : on a eu le tort de bannir universellement le cours d'histoire de la littérature, et de recommander les explica tions de textes sans en préciser la méthode. Pourquoi avoir ainsi méconnu le service que peut rendre le cours, en fournissant un cadre, dans lequel il eût été loisible au profes- … seur de verser autre chose que des formules sans vie? Et comment n'avoir pas prévu le danger que doivent présente: à la longue des explications de textes défilant sans lien devant l'esprit des élèves : telles des vues photographique tour à tour projetées sur un écran et qui finissent par laisse une impression de fugue et de confusion ? |

La faute en est aussi à l’absence des instruments dont aurait eu besoin, pour s'exercer efficacement, la bonne volonté des maîtres. Les élèves sont fort mal outillés, pour Ja raison bien simple qu’on s’est contenté jusqu'ici de met entre leurs mains des livres, qui, antérieurs à la réforme, n pouvaient pas tenir compte de ses exigences nouvelles, où qui, postérieurs à elle, ne paraissent pas avoir répondu encore à toutes ses intentions. D’une part ils ont des ma nuels d’histoire littéraire fort bien appropriés sans doute leur destination, mais où l'étude des écrivains se réduit forcément à des analyses très sèches et à des appréciations critiques très générales ; d’autre part ils ont des recueils de morceaux choisis qui ne permettent pas de faire de notre. littérature une étude complète et méthodique. | à

Quelques efforts ont bien été tentés, dans ces des années, pour établir une A entre le manue d'histoire littéraire et le recueil de morceaux choisis, que les exigences pédagogiques rendent désormais inséparables

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