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(4. Chapitre, réunion de chanoïnes.]

LE XVIIe SIÈCLE

Et Méntet, dans Le Parnasse alarmé ou F Faut des Dictionnaires (1649), avait dit également : |

Vous n’en êtes qu'à l'ABC Depuis plus d’un lustre passé Que l’on travaille à cet ouvrage.

Après sa publication il vit naïtre de nombreux pamphlets anonymes, : : tels que : L’Apothéose du Dictionnaire de l’Académie et son expulsion de la région céleste (1695); L’Entèrrement du Dictionnaire de l’Académie (1695); Le Dictionnaire des Halles ou Extrait du Dictionnaire de l'Académie française (1696).

b) Autres dictionnaires du X'VTIE siècle.

Outre le Dictionnaire de l’Académie et le Dictionnaire Universel de Furetière, il y eut au xvrre siècle le Dictionnaire français contenant les mots et les choses de P. Richelet (1631-1698), qui parut en 1680 en deux volumes à l'étranger (en raison du privilège de l’Académie), et qui fut le premier dictionnaire purement français (il n'existait avant lui que des dictionnaires français-latins ou français-étrangers). Ménage avait fait. aussi un dictionnaire étymologique, célèbre par ses explications fantaisistes et ridicules : Les Origines de la langue française (1650). Richelet avait également publié en 1671 un dictionnaire de rimes : La Versificaæ tion française ou L'art de bien faire et tourner les vers.

Signalons encore, afin qu’on ne les confonde pas avec les précédents dictionnaires de la langue française, le Dictionnaire historique ou Mélange | curieux de l’histoire sacrée et profane de Louis Moréri (1674) et le Dictionnaire historique et critique de Bayle (1697). Et, pour mettre en garde ‘ contre une autre confusion, rappelons enfin que le dictionnaire d'usage de l’Académie Française, dont sept éditions ont successivement paru, n'a rien de commun avec le dictionnaire historique, dont l’idée, mise en avant par Voltaire en 1778, fut reprise en 1834 et abandonnée à la fin du xixe siècle en raison de la lenteur désespérante de sa réalisation (le 1. fascicule avait paru en 1858 ; le 4° volume, publié en 1894, achevait seulement la letire A). ;

4. Gilles Ménage (1613-1692) fut un des maîtres de Mne de Sévigné, Molière

l’a peint sous les (raits de Vadius, Écrivain précieux, étymologiste hardi, il fut - au réste un homme très savant(voir le recueil de ses pensées : Menagiana, 1695). A consulter. — Mie Samfiresco : Ménage polémiste, philologue, poèle (Paris, 1902), — Harry Ashton : Ménage et ses élèves (Ottawa, 1920).

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