V. — LES ROMANS
1° Le roman pastoral.
20 Le roman d'aventures.
3° Le roman d'analyse.
4° Romans divers et contes.
Le développement de la préciosité n’est pas le seul résultat de l'in. fluence qu’a exercée la société mondaine sur la httérature du xvui siècle. Les salons formant alors le principal public des écrivains, ceux-ci devaient - naturellement se conformer aux goûts qui y régnaient. De là plusieurs conséquences, fàächeuses ou heureuses. Si nos écrivains classiques ne font . aucune place au lyrisme, c’est que les convenances mondaines interdisent
V'étalage de la personnalité ; s’ils négligent de décrire le monde extérieur, c’est que la vie de société faisait alors dédaigner l’observation de la nature. En revanche, s’adressant à des lecteurs polis et délicats, mais
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d’une culture très superficielle, ils ont été tenus d'exprimer iomotre des
idées claires dans un langage pur ; voulant plaire : à un public, dont l’attention était tournée vers l'étude de l’âme et qui s’intéressait de préférence aux peintures de l’amour, ils ont été conduits à donner dans leurs œuvres la place prédominante à l’analyse du cœur humain et de ses passions.
La société mondaine ne s’est pas contentée de fournir à la littérature un public ; elle lui a aussi procuré des écrivains : des hommes du monde
(un duc de la Rochefoucauld, un cardinal de Retz, un duc de Saint Simon...) et un nombre encore plus grand de femmes ! (Mme de Motte-
ville, Mlle de Montpenñsiér, M'e de Scudéry, Mme de la Fayette, Mme de
Sévigné, Mme de Maintenon...). Enfin c’est grâce à elle que plusieurs genres ont été cultivés au xvri siècle, les portraits, les maximes, la cor-.
respondance, les mémoires et les romans.