‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 279 sur 532 · IV. — La pucessE DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

IV. — La pucessE DE BOURGOGNE

]Marie-Adélaïde de Savoie avait épousé, à douze ans, le duc de Bourgogne, fils du grand Dauphin, en 1697. Elle mourut en 1712, peu de temps avant son

mari et son fils aîné. En dépit de quelques détails peu séduisants, Saint-Simon fait d'elle ce portrait malgré tout très flatteur.] |

Régulièrement laïde, les joues pendantes, le front trop avancé, un nez qui ne disait rien, de grosses lèvres mordantes, des cheveux et des sourcils châtain brun, fort bien plantés, des yeux les … plus parlants et les plus beaux du monde, peu de dents et toutes … pourries, dont elle-parlait et se moquait la première, le plus beau teint et la plus belle peau, un port de tête galant, gracieux, majestueux, et le regard de même, le sourire le plus expressif, une | taille longue, ronde, menue, aisée, parfaitement coupée, une marche de déesse sur les nuées ; elle plaisait au dernier point :. les grâces naïissaient d’elles-mêmes de tous ses pas, de toutes ses ” manières, et de ses discours les plus communs. Un air simple et naturel toujours, naïf assez souvent, mais assaisonné d'esprit, charmait, avec cette aisance qui était en elle, jusqu'à! la com= N muniquer à tout ce qui l’approchait. | 7

(Saint-Simon, Mémoires, éd. Chéruel et Ad. Régnier, tome IX, chap, 1x.)

[1. Jusqu'à la communiquer : à un point tel qu’elle la communiquait.….]

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