III. LES ROMANS ANTIQUES. | IV. — ROMANS DIVERS. è
Notre littérature du moyen âge, comme toutes les littératures ?, débute par la poésie; et notre poésie débute par l’é ÉpOpES 2, ; On a longtemps distingué dans la littérature épique du moyen âge trois cycles ou groupes d'œuvres dont les sujets gravitent autour d’un
centre commun : le cycle français, le cycle breton et le cycle antique. Classification qu'indiquait déjà Jean Bodel au xrrr° siècle :
Ne sont que trois matières a nul a entendant ?, De France, de Bretagne et de Kome la grant.
4. « C’est la destinée de l’esprit humain dans toutes les nations, a dit Voltaire
(Siècle de Louis XIV, chap xxxu) :les vers furent partout les prémiers enfants du génie, et les premiers maîtres d’éloquence. »
2. Si le mot fameux de M. de Malézieu (voir vol. sn p; 11,00 2) « 1 Français n’ont pas la tête épique » est peut-être vrai des temps modernes, il ne
l'est pas du moins pour le moyen âge. Voir Maurice Wilmotte : Le Français a la têle épique (La Renaissance du A 1917). 1e
[3. À nul homme entendant, pour tout homme qui s’y rite 1=
Mais, à vrai dire, seules les œuvres du premier cycle sont des épopées; celles des deux autres cycles sont plutôt des romans.