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V. — LES LIBERTINS

À travers le xvri® siècle, si profondément croyant, a cireulé. un cou: rant de libre pensée, par lequel le naturalisme païen de la Renaissance

relie à l’athéisme des Encyclopédistes. Re

Sans doute peu de gens osèrent faire ouvertement profession d'irré gion, comme le fit l'Italien Vanini?, qui, venu en France, y publia. 1616 ses Secrets de la Nature, que le P. Garasse appelait « Introducti à la vie indévote. » Mais le groupe des libertins # ou esprits forts (ce s les noms qu'on donnait aux libres penseurs de ce temps) a dû être ass important, surtout au début et à la fin du siècle » en 1623 le P. senne affirmait qu'il y en avait 50000 à Paris : et en 1680 Nicole déc rait :« À l'heure qu'il est, la grande hérésie n’est pas le protestantis ni le jansénisme, mais l’athéisme. » Les deux principaux foyers

[1 C'est, sous une forme très simplifiée, le pari de Pascal. fi se

2. À consulter. — Perrens : Les libertins en France au X VIks.(C mann-L 1896). —F. Lachèvre: Le libertinage au XVIR 5. (Champion, 4 vol., 199

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