‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 391 sur 532 · PAULINE · texte numérisé non relu

PAULINE

. Que t’ai-je fait, cruel, pour être ainsi traitée, Et pour me reprocher #, au mépris de ma foi’, Un amour si puissant que j'ai vaincu pour toi! 7 Vois, pour te faire vaincre un si fort adversaire, Quels efforts à$ moi-même il a fallu me faire ; Quels combats j'ai donnés pour te donner? un cœur S1 justement acquis à son premier vainqueur ; Et si l’ingratitude en ton cœur ne domine, Fais quelque effort sur toi pour te rendre à Pauline : Apprends d'elle à forcer ton propre sentiment ; Prends sa vertu ® pour guide en ton aveuglement ;

[4. Cet affreux devoir, cette dure obligation dont les conséquences sont si douloureuses. — 2. M'assassine, me torture. — 3. Dans cette tirade Chimène reprend les arguments mêmes de Rodrigue, tous conformes à la psychologie cornélienne de l'amour (voir p. 642).]

[4. Pour me reprocher, pour que tu me reproches (le sujet n’est pas celui de

la phrase principale : tournure peu correcte). — 5. Foi, fidélité. — 6. A — sur. — 7. Cette répétition du verbe donner est une négligence. — 8. On s'étonne que Pauline rappelle ici son ancien amour pour Sévère. — 9, Vertu a souvent

chez Corneille le sens de fermeté (virtus).]

88. LE XVIL SIÉCIB, 0 Souffre que de toi-même elle obtienne ta Vide

Pour vivre sous tes lois à jamais asservie. SR

Si tu peux rejeter de si justes désirs,

Regarde au moins sés pleurs, écoute ses soupirs ; :

Ne désespère pas une âme qui t'adore . 1

PoLYEUCTE.

Je vous l’ai déjà dit, et vous le dis encore, Vivez avec Sévère, ou mourez avec moi. :

Je ne méprise point vos pleurs ni votre foi ; , Mais, de quoi que pour vous notre amour m 'entretienne, ? Je ne vous connais plus; si vous n’êtes chrétienne. C’en est assez, Félix, reprenez ce * courroux,

Et sur cet insolent vengez vos Dieux et vous. LS

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