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LES CRUELLES HÉSITATIONS D'ANDROMAQUE PISE ET 2 ANDROMAQUE

. Dois-je oublier Hector privé dé funérailles : Et trainé sans honneur autour de nos murailles ?

[4 Dans ce récit rapide, sobre et coloré, la plupart des détails, à di dixième vers sont empruntés à Tacite (Annales, livre XHI, chap. 16). h

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Dois-je oublier son père! à mes pieds renversé, Ensanglantant l'autel qu’il tenait embrassé ?

Songe, songe, Céphise ?, à cette nuit cruelle

Qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle. Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,

Entrant à la lueur de nos palais brülants?,

Sur tous mes frères* morts se faisant un passage, Et, de sang tout couvert, échauffant le carnage. Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants, Dans la flamme étouflés, sous le fer expirantsÿ. Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue : Voilà comme Pyrrhus vint s'offrir à ma vue;

Voilà par quels exploits il sut se couronner ;

Enfin voilà l'époux que tu me veux donner.

Non, je ne serai point complice de ses crimes ;

Qu'il nous prenne, s'il veut, pour dernières victimes. Tous mes ressentiments lui seraient asservis”.

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