‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 401 sur 532 · CLYTEMNESTRE À AGAMEMNON · texte numérisé non relu

CLYTEMNESTRE À AGAMEMNON

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.… Vous ne démentez point une race funeste ; Oui, vous êtes le sang d’Atrée et de Thyeste‘. Bourreau de votre fille, il ne vous reste enfin Que d’en faire à sa mère un horrible festin.

Barbare! c’est donc là cet heureux sacrifice ÿ Que vos soins préparaient avec tant d'artifice !.… Est-ce donc être père ? Ah ! toute ma raison Cède à la cruauté de cette trahison. Se

[4. Succès: voir p. 213, note 2. — 2. Ce récit de la dernière entrey d’Hector et d’Andromaque est un peu différent de celui d’ Homère qe VD. 3. L'entratne, entraîne mon fils à sa perte.] :

[4 Agamemnon était le fils d’Atrée et le neveu de Thyoste. On sait qu “Atrée tua les deux fils de Thyeste, son frère, et les fit manger à leur ] père 10: mennon avait fait croire à Clytemnestre qu'il se PRE à marier sa

à Achille.| :

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Un prêtre environné d’une foule cruelle Portera sur ma fille une main criminelle, Déchirera son sein, et, d’un œil curieux,

Dans son cœur palpitant consultera les Dieux ! Et moi, qui l'amenai triomphante, adorée,

Je m'en retournerai seule et désespérée !

Je verrai les chemins encor tout parfumés

Des fleurs dont sous ses pas on les avait semés | Non, je ne l’aurai point amenée au supplice ; Ou vous ferez aux Grecs un double sacrifice !. Ni crainte ni respect ne m'en peut détacher : De mes bras tout sanglants il faudra l’arracher. Aussi barbare époux qu'impitoyable père, Venez, si vous l’osez, la ravir à sa mère.

Et vous, rentrez, ma fille; et du moins à mes lois Obéissez encor pour la dernière fois.

(Racine, Iphigénie, Acte IV, Scène 1v.)

4° Racine historien.

Nousavons vu au chapitre précédent (p.607-6r10)ce que Racine demande à l’histoire ct les libertés qu’il ne craint pas de prendre avec elle. Il n’en a pas moins été un historien souvent plus exact que Corneille. Où il a peut-être le plus directement rivalisé avec ce dernier, c’est lorsqu'il a tracé, dans la grande tirade de Mithridate à ses fils, le tableau saisissant de la politique romaine envahissante, avec une éloquence ferme et précise qui rappelle l’ardente exhortation de Galgacus aux Bretons (Tacite, Vie d’Agricola, XXX-X XXII), les invectives provocantes de Nicomède (Corneille, Nicomède, Acte IT, Scène 11), et le courageux discours du

Paysan du Danube (La Fontaine, Fables, XI, 7).

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