‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 427 sur 532 · LL A · texte numérisé non relu

LL A

Mais un fripon d'enfant (cet âge est sans pitié)

Prit sa fronde et, du coup, tua plus d’à moitié

La volatile? malheureuse. |

et son esprit de destruction (L’écolier, le pédant et le maître d’un jardin, 4 IX, 5)

Certain enfant qui sentait son collège, Doublement sot et doublement fripon Par le jeune âge et par le privilège Qu’ont les pédants de gâter la raison, Chez un voisin dérobait, ce dit-on, Et fleurs et fruits... Tru. ne Un jour dans son jardin il vit notre écolier Qui, grimpant, sans égard, sur un arbre fruitier, Gâtait jusqu'aux boutons, douce et frêle espérance, Avant-coureurs des. biens que promet l’abondance. Même il ébranchait 8 l'arbre, ct fit tant, à la fin, Que le possesseur du jardin Envoya faire plainte au maitre de la classe.

Celui-ci vint suivi d’un cortège d’enfants...

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[£. S'étant pris : dans une touraure de ce genre il faudrait Rd hui exprimer le sujet du participe (l'écolier s'étant pris). — 2. Magister, maître d'école de village. — 3. Tancer, réprimander. — 4. Babouin : espèce de singe (employé au figuré, le mot est une injure qu’on adresse en général à un enfant étourdi et. : dub — B, Canaille : au sens propre désigne une troupe de chiens (en. vicux français on disait chienaille); le mot avait donc primitivement un sens collectif. — 6. À bord, au bord de la rivière. — 7, Volatile, oiseau (ce mot est. féminin chez La Fontaine). — 8. Æbranchait, cassait les branches.]

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Son discours dura tant que la maudite engeancei Eut le temps de gâter ? en cent lieux le jardin. Je ne sais bête au monde pire

Que l’écolier, si ce n’est le pédant.

Le meilleur de ces deux pour voisin, à vrai dire, Ne me plairait aucunement.

Mais, comme on le voit par ces derniers vers, la sévérité de La Fontaine pour l’enfant n’a d’égale que celle dont il accable son malheureux . maître.

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