LE PAYSAGE DE PORT-ROYAL
Que je me plais sur ces montagnes, \.
Qui, s’élevant ] jusques aux cieux, ‘ D'un diadème gracieux Couronnent ces belles campagnes | O Dieu, que d'objets ravissants S'y viennent offrir à mes sens | De leurs riches vallées Quel amas brillant et confus De beautés rassemblées Éblouit mes yeux éperdus !.…
Je vois ce cloître vénérable, Ces beaux lieux du ciel bien-aimés, 0 Qui de cent temples animés u Cachent la richesse adorable.
C'est dans ce chaste paradis Que règne en un trône de lis La virginité sainte :
C'est là que mille anges Oral D'une éternelle plainte Gémissent aux pieds des autels.…
Je vois les altières futaies, De qui les arbres verdoyants | Dessous! leurs grands bras ondoyants, | Cachent les buissons et les haies.
L'on dirait même que les cieux Posent sur ces audacieux.
Leur pesante machine, Et qu'eux, d'un orgueil non pareil, Prêtent Re forte échine À ces grands trônes du soleil...
(Racine, Le Paysage en gros )
[A Dessous : voir p. 283, note 14.]
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