L'HISTORIEN DOIT ÊTRE IMPARTIAL
Le bon historien n’est d’aucun temps ni d'aucun pays quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais en rien. L’historien français doit se rendre neutre entre la France et l’Angleterre : il doit louer aussi volontiers Talbot‘ que Duguesclin ; il rend autant de justice aux talents militaires du prince de Galles qu'à la sagesse de Charles V. Il évite également les panégyriques et les satires : 1l ne mérite d’être cru qu'autant qu'il se borne à dire, sans flatterie et sans malignité, le bien et le mal.