AYANT -PROPOS
dentes recherches du monde savant. Mais ici je n’avais qu’à me faire l’écho des maîtres, dont j’ai l’avantage de compter plusieurs parmi mes confrères à la Société de géographie de Paris. J’ai largement puisé dans leurs œuvres 1 . Quand ils ont été d’accord, j’ai accepté sans hésiter leurs doctrines ; quand je les ai trouvés en désaccord , j’ai tâché de ms concilier ou même je me suis abstenu, le cadre du livre ne me permettant pas des dissertations.
Par la même raison, brièveté obligée, j’ai du être très-sobre de citations, non sans regrets , car j’aurais voulu rendre justice à beaucoup d’auteurs qui m’ont été utiles.
Je serais satisfait si le lecteur, après avoir parcouru ce simple volume, imprimait dans son esprit une vue abrégée, mais exacte, de la terre, comme le capitaine au long cours qui connaît familièrement le navire sur lequel il a longtemps sillonné les mers. Ne sommes-nous pas en effet des navigateurs qui, dans le cours de notre voyage, avons intérêt à connaître, pour la bien manier, la barque qui porte notre fortune ?
1 Particulièrement dans le Rapport sur les progrès de l’Anthropologie , par M. de Quatrefages ; la Terre et l’Homme, par M. Alfred Maury ; Y Année géographique , par M. Vivien de Saint-Martin ; la Terre, par M. Elisée Reclus. J’ai aussi consulté avec fruit pour les détails géographiques et économiques, la Géographie générale de M. L. Dussieux; Y Europe politique et sociale de M. Maurice Block, les Annuaires de l’Economie politique et de la statistique , les écrits de MM. Cortambert père et fils, les Bulletins de la Société de géographie, les Annales des Voyages deM. Malte-Brun, les Annales du Commerce extérieur.
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