‹ Notre planèteChapitre 45 sur 73 · L’OCÉANIE · texte numérisé non relu

L’OCÉANIE

l’Asie encore sonl venus les Arabes qui, dès le xv' siècle, onl pénétré dans l’archipel Malais, y ont introduit leur religion et modifié la langue locale. — Quant à l’Europe, toutes les nations colonisatrices y sont représentées même la plus grande partie des terres océaniennes sont placées sous leur domination.

Ainsi la Hollande possède presque toutes les îles de la Sonde, une partie de Bornéo, Célèbes, les Moluques. les Arrou et l’extrémité occidentale de la Nouvelle Guinée; — l’Angleterre possède l’Australie, La Nouvelle-Zélande avec leurs dépendances , et l’île Labuan , près de Bornéo ; — l’Espagne possède les îles Philippines, et exerce une souveraineté plus nominale que réelle sur les Mariannes et les Garolines; — la France possède la Nouvelle-Calédonie et ses dépendances (île des Pins, Lovalty), et en outre les Marquises; et elle exerce un protectorat sur l’ile Tahiti, sur les îles T uamotou et le groupe des Gambiers ; — le Portugal possède la partie orientale de Timor, et, au nord de celle-ci, Pile Kambing; — enfin les Américains exploitent le guano de quelques petites îles de la Polynésie centrale, ce qui a fait croire qu’ils en revendiquaient la propriété. La popu- Jation de ces possessions coloniales se répartit ainsi :

Colonies hollandaises 18,000,00(1

Colonies espagnoles 5,000,000

Colonies anglaises 1,500,000

Colonies françaises 120,000

Colonies portugaises 120,000

Total. 24,740,000

11 reste environ 11 millions d’indigènes restés indépendants, sous leurs propres chefs, dont l’autorité est cependant contre-balancée en beaucoup de lieux par celle des missionnaires catholiques et protestants. Un seul État est reconnu par l’Europe comme régulièrement constitué, celui des îles .Sandwich, ou royaume hawaieu.

Pour avoir une idée complète de l’extrême variété des éléments ethniques de la population océanienne, il faut y joindre les races mélisses, nées du croisement des étran-

gers, tant Asiatiques qu’Européens, avec les femmes indigènes, noires, malaises ou canakes. Chacun de ces mélanges colorés porte un nom, tient sa place, se crée un rôle qui lui assigne une fonction utile dans l’évolution de l’Océanie vers la civilisation.

Page 1