‹ Notre planèteChapitre 47 sur 73 · LA MÉLANÉSIE · texte numérisé non relu

LA MÉLANÉSIE

Au êud-est de la Malaisie se déploie, au contact de l’océan Indien et de l’océan Pacifique, la Mélanésie, le pays des habitants noirs, une image de l’Afrique, dont la partie australe gît par les mêmes latitudes. Elle comprend environ 2,600,000 habitants, répartis entre les terres suivantes :

L’Australie (Nouvelle-Hollande) 1,300,000 *

Tasmanie (terre de Van-Diemen). .... 100,000

Nouvelle-Guinée 300,000

Les îles Arrou ' 30,000

L’archipel de la Nouvelle-Bretagne. . . . 100,000

Archipels Louisiade, Salomon, Santa-Cruz,

Nouvelles-Hébrides 90,000

' Nouvelle-Calédonie et dépendances. . . . (50,000

Les îles Viti ou Fidji 200,000

L’Australie dépasse tellement en dimension toutes les terres voisines, qu’on la considère volontiers comme un continent entouré d’un cortège d’îles. Sa superficie est éva-

1 Nouvelle-Galles du Sud (1867; 447,620

Victoria (1866) 663,000

Australie méridionale (1866) 169,000

Australie occidentale (1866; 22,733

Queensland (1866) 100,000

:ll-2

luée à 7 millions de kilomètres carrés, les trois quarts de l’Europe. Après avoir longtemps porté le nom de Nouvelle- Hollande en souvenir des Hollandais qui en avaient reconnu le littoral, elle a pris, sous le gouvernement -anglais, son nom définitif d’Australie, et a été divisée pour l'administration en six grandes colonies :

La Nouvelle-Galles du Sud, capitale Sydney (100, 000 hab.) ;

La Victoria ou Australie heureuse, capitale Melbourne (150,000) ; L’Australie méridionale, capitale Adélaïde;

L’Australie occidentale, capitale Perth;

Le Queensland, capitale lirisbane;

L’Australie septentrionale (en création).

La Nouvelle -Galles du Sud (New- South-W aies), fondée en 1788, comme colonie pénitentiaire, est devenue au bout d’un siècle une colonie industrieuse et agricole : la puissante impulsion donnée à la colonisation ne date que de la découverte des mines d’or, vers 1851. L’afflux de population, que les placers ont attiré de toutes les parties du inonde, a déterminé la création de toutes les industries nécessaires à la nourriture, au logement, au travail ; un commerce considérable d’importation s’en est suivi; les fermes et les jardins se sont multipliés ; les villes ont jailli du sol comme par enchantement. Le vrai mérite du système anglais de colonisation a été de permettre à toutes ces forces confuses et tumultueuses de se répandre librement dans l’espacé, de se fixer solidement au sol, de se constituer en sociétés gérant leurs affaires communes. Il en est résulté, dans tous les cadres d’activité, un puissant jet qui n’a pas tardé à inaugurer la civilisation sur des terres jusqu’alors livrées au crime et au vice, à la sauvagerie et au désert. Dans les steppes herbacées de l’intérieur, l’agriculture a trouvé les meilleures conditions pour l’élève de nombreux troupeaux de moulons, dont les laines arrivent en abondance sur les marchés européens. Les terres vierges et fertiles des plaines et des vallées se couvrent de belles récoltes de céréales, auprès desquelles réussissent des cultures industrielles variées : le vin et la soie, le sucre et le coton.

Page 1