‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 143 sur 216 · PAUL ALLANT DU PIRÉE A ATHÈNES · texte numérisé non relu

PAUL ALLANT DU PIRÉE A ATHÈNES

connu. On peut donc croire qu'il se trouvait des inscriptions semblables un peu partout. En tout cas, Paul, qui avait pu voir au Pirée les sanctuaires de Jupiter Victorieux, de Minerve Protectrice, de Vénus de Cnide, les statues du peuple d'Athènes et de ses grands hommes, les tableaux représentant les victoires nationales , paraissait n'avoir été frappé sur son chemin que de ces pierres étranges où , dans une vague et générale aspiration de l'âme humaine vers un Dieu meilleur, sa foi trouvait une place acceptable pour le Dieu de l'Évangile.

Les tombeaux de Ménandre et d'Euripide, aux portes de la ville, le célèbre mausolée élevé par Praxitèle à un guerrier sans nom, ne dirent à peu près rien à cette grande âme toute préoccupée d'un monde supérieur. Tant de statues encombrant sa route lui révélaient surtout un monde voué à l'idolâtrie; et ce que nous savons de ses impressions, c'est qu'en entrant dans Athènes il ne put se défendre d'un douloureux frémissement et d'une sainte indignation.

Au reste, Athènes alors était loin de l'époque glorieuse de Périclès. Après les désastres mal réparés de la guerre du Péloponèse, elle était passée de la domination macédonienne sous celle des Romains. Sylla l'avait complètement ruinée. Elle demeura quelque temps l'asile des lettres, des sciences et des arts, mais vers le milieu du premier siècle de notre ère, Alexandrie et Tarse se mirent à lui disputer cette suprême gloire. Elle ne fut même plus la

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