‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 146 sur 216 · L'AGORA — LES PORTIQUES · texte numérisé non relu

L'AGORA — LES PORTIQUES

mot, les produits de chaque industrie. Le jour où le peuple avait besoin de l'Agora pour une réunion solennelle, les marchands devaient plier leurs boutiques et l'évacuer provisoirement.

La domination romaine maintint le forum où elle l'avait trouvé, et rien ne prouve que les Francs, les Vénitiens ou les Turcs aient songé à le déplacer. Il faut donc le chercher avec les souvenirs de Démosthènes, d'Alcibiade et de Périclès à peu près là où est le bazar actuel, c'est-à-dire dans le bas-fond qui se dessine au-dessous du temple de Thésée, au nord de l'Aréopage et de l'Acropole. En allant voir ce qui en reste , nous sommes à peu près sûrs d'y trouver, comme au temps de Théophraste, les bons bourgeois athéniens achetant encore leurs herbes au marché.

Il semble, d'après Pausanias, qu'en suivant la grande rue du Céramique on atteignait d'abord à droite, et probablement à l'entrée de l'Agora, le Portique Royal. Je suppose que le Gymnase de Ptolémée devait être à gauche, fermant la partie septentrionale de la place publique et presque contigu au portique d'Attale. Athènes, tout en supprimant la royauté , avait conservé le titre de roi à l'un de ses archontes, et l'on appelait royal le portique sous lequel ce magistrat rendait la justice. Parmi les statues célèbres qui en ornaient l'intérieur, on admirait surtout Thésée jetant Sciron dans la mer, l'Aurore enlevant Céphale, Conon, Timothée, son fils, et quelques illustres Athéniens, enfin Jupiter libérateur.

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