LE PÉCILE — PORTIQUE D'ATTALE
ces portiques , de ces temples , de ces hermès pas plus que du Tholus, ce Dôme où les prytanes allaient prendre leur repas et offrir des sacrifices pour la république, il ne reste absolument rien. Tout est sous terre, et il faut un hasard, des fondations que l'on creuse, une rue que Ton perce, pour le découvrir.
Au levant de l'Agora fut le Pécile, ce portique célèbre par la richesse et la variété de ses ornements, où Zenon fonda avec tant d'éclat la secte stoïcienne. Quelle importante conférence il eût engagée avec Paul, si plus de trois siècles ne les avaient séparés ! L'Apôtre y rencontra des disciples qui ne valaient pas le maître. Il discourut avec eux, et on sait comment ils l'invitèrent à monter à F Aéropage pour s'y expliquer publiquement sur sa doctrine.
Ce qui ressort très nettement du livre des Actes, c'est que Paul, en contact avec les Athéniens, éprouva une profonde déception. Il n'avait pas prévu que la ville la mieux formée à l'école des grands philosophes fût la plus adonnée à l'idolâtrie, et nous le voyons, dans son zèle impatient, s'en prendre aux juifs, aux prosélytes, aux païens, dans la synagogue, sur le forum, partout, afin de jeter sans retard un peu de lumière au sein de si épaisses ténèbres. « Que veut ce parleur? » disaient les uns. (( Il semble qu'il prêche de nouveaux dieux, » murmuraient les autres, car il leur annonçait Jésus et la résurrection.
Au nord du Pécile était le portique d'Attale, dont nous retrouvons les ruines. Ce fut un des