‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 149 sur 216 · PORTIQUE D'ADRIEN · texte numérisé non relu

PORTIQUE D'ADRIEN

sanctuaires de la science païenne, et Paul s'y entretint peut-être avec les professeurs qui y enseignaient. L'édifice mesurait cent vingt mètres de long et vingt et un mètres de large. Tout défiguré qu'il soit par l'exhaussement du sol et les transformations que lui ont imposées les hommes de guerre et d'église, — sa partie sud -ouest, en effet, était devenue le sanctuaire de Notre -Dame -de -la -Tour (Panhagia-Pyrghiotissa) , — on peut encore le reconstituer en partie. Il était soutenu par trois travées de quarante-cinq colonnes chacune , celles de l'extérieur étant d'ordre dorique avec cannelures ioniques, tandis que celles de l'extérieur étaient ioniques sans cannelures > avec chapiteaux à palmettes et lotus. Des chambres et de vastes salles y servaient aux maîtres chargés d'instruire la jeunesse. Des décrets que l'on affichait sur l'Agora, et quelques fragments d'architrave avec inscription, récemment trouvés dans des fouilles, ne laissent aucun doute sur la destination réelle de ce monument érigé par Attale II, roi de Pergame, et longtemps confondu avec le Gymnase de Ptolémée, qui fut son voisin.

Le monde des études aussi bien que celui des affaires était donc groupé autour de l'Agora. Quand Adrien voulut doter à son tour la ville d'un nouveau gymnase, il l'établit encore non loin d'ici, vers le levant. Nous le retrouvons, en effet, dans le bazar actuel, à sept mètres sous le sol, vers la caserne de cavalerie. Au milieu de marchands de figues, d'olives noires, de caviar, de tabac, de

Vol. III, p. 223.

Marché de l'huile.

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