‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 150 sur 216 · MARCHE DE L'HUILE · texte numérisé non relu

MARCHE DE L'HUILE

pipes, de miroirs de poche, de vêtements brodés > d'armes incrustées de nacre ou d'argent, nous allons examiner les sept colonnes monolithes qui en restent. Elles sont de marbre cipolin et adossées à une muraille de fort bel appareil. L'édifice mesurait cent trente mètres de long sur quatre-vingtdeux de large. C'était un rectangle entouré de portiques. A l'intérieur il se divisait en plusieurs appartements distincts, correspondant peut-être aux trois édifices dont parle Pausanias , un temple de Junon, un autre de Jupiter Panhelténien et un Panthéon. La petite église, ruinée et presque ensevelie sous terre, dite Mégali-Panhagia, ou la Grande -Sainte -Marie, avait été construite sur l'un de ces sanctuaires.

A quelques pas vers le sud se dressent quatre colonnes doriques, isolées sur une petite place et soutenant un portique. L'inscription qu'on lit sur l'architrave nous apprend que l'édifice , érigé par la munificence de Jules César et d'Auguste, fut dédié à Minerve Archégétis, sous l'archontat de Nicias, fils de Sérapion. Le fronton au-dessus de l'entablement avait à ses angles trois acrotères destinés à servir de piédestal. Sur celui du milieu, qui était le plus large , on avait établi une statue équestre de Lucius César, petit- fils et fils adoptif d'Auguste. A l'entrée du propylée, comme le constate une inscription trouvée au bas d'un piédestal, Y Inspecteur des marchés, Dionysius, dont le collègue était alors Quintus Naevius Ruffus, avait élevé une statue à la divine Julia Augusta,

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