HORLOGE D'ANDRONICUS
la mère de Tibère. Enfin un large pilastre près du portique contient encore un très intéressant édit de l'empereur Adrien sur la vente et la taxe des huiles. C'est une preuve que nous sommes ici à l'entrée, non pas d'un temple, mais d'un marché. L'importance de la récolte de l'huile dans l'Attique inspira tout naturellement aux empereurs romains la pensée d'élever ce monument pour s'attacher le peuple athénien. L'enceinte était vaste, car elle s'étendait vers le levant jusqu'à la caserne d'infanterie, autrefois une mosquée. On y voit encore en place, au fond de la cour, ijne ancienne colonne avec son architrave, émergeant à peine d'un mètre au-dessus du sol actuel. Deux autres, parallèles à celle-ci, s'élèvent vers le nord. Le marché de l'huile mesurait environ cent dix mètres de long.
A côté et vers le levant était l'horloge d'Andronicus, qui, avec un triton de bronze pour girouette, marquait la direction des vents, tandis que ses cadrans solaires et une horloge hydraulique marquaient les heures. On dit qu'au pied de cette tour Socrate aimait à donner ses leçons, sans toutefois réussir à régler la vie morale de ses auditeurs, aussi bien que l'horloge réglait les heures de leurs repas. Des figures symboliques sculptées sur la frise indiquaient les huit points de l'horizon. A cette horloge, Paul, plus d'une fois peut-être, a compté les heures alors que seul, dans un milieu étrange et impénétrable, il trouvait les jours longs pour son âme ardente et accablée de tristesse. Avec