GYMNASE DE DIOGÈNE
impatience il attendait Silas etTimothée, qu'il avait recommandé de lui envoyer sans retard. La belle tour octogonale est enfoncée en terre, et il faut descendre quelques escaliers pour en aborder l'entrée. On y voit les restes des canaux qui servirent à la clepsydre. Les eaux venaient de l'Acropole par un aqueduc dont il demeure aussi des traces. Une petite tour ronde qui se relie à la façade méridionale de l'édifice renfermait une citerne nécessaire à l'horloge hydraulique .
La direction que nous suivons vers l'orient nous conduit à d'autres ruines. Elles sont insuffisantes pour reconstituer l'ancien édifice dont elles marquent la place, et qui, en partie, était resté enseveli sous l'église de Saint-Démétrius-Kataphori jusque vers 1861. Dans les fouilles on a trouvé la preuve irréfutable qu'on était sur l'emplacement de l'ancien Gymnase de Diogène. A côté d'inscriptions concernant les éphèbes, c'est-à-dire les jeunes gens de dix-huit à vingt ans, qu'on préparait aux fonctions publiques, étaient ensevelis les bustes des Cosmètes ou professeurs chargés de leur éducation.
Après l'Acropole, toute cette partie de la ville est ce qui nous reste de plus vrai de la vieille Athènes. L'ancienne cathédrale fut- elle bâtie sur le temple deSérapis? Le fragment de colonnade ionique que l'on voit non loin de là marque-t-il la place de l'Éleusinium? Ce sont des hypothèses Ce qui est authentique, c'est le monument de Lysicrate, que nous rencontrons en nous rapprochant de l'Acropole. Il indique la direction de la fameuse