‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 153 sur 216 · MONUMENT DE LYS1GRATE · texte numérisé non relu

MONUMENT DE LYS1GRATE

rue des Trépieds, qui tournait au levant pour aller rejoindre le théâtre. Ce fut la rue des triomphes artistiques.

Tout chorège qui avait monté ou dirigé un chœur de chant proclamé vainqueur par le peuple au concours du théâtre, obtenait un trépied qu'il était tenu d'offrir à Bacchus. Or c'était ou dans l'intérieur du théâtre ou dans la rue allant du théâtre au dôme des Prytanes dans l'Agora, qu'il devait faire cette offrande. Nous en avons ici un bel échantillon dans le monument élevé, l'an 355 avant Jésus - Christ , par Lysicrate , fils de Lysitheidès , chorège, quand la tribu d'Acamantis remporta la victoire dans le chœur des enfants. Théon jouait de la flûte, Lysiadès d'Athènes avait formé le chœur. Euainete était archonte. La petite rotonde en marbre blanc, surmontée d'un fleuron finement travaillé , ressemble à une immense lanterne de six mètres de haut, ce qui lui a fait donner par le peuple le nom de « Lanterne de Diogène ». Elle repose sur un socle carré, en bossage, haut de quatre mètres. Six colonnes engagées dans le mur soutiennent la frise, où Bacchus est représenté guerroyant contre les pirates tyrrhéniens. Au xvne siècle on voyait encore dans l'ancienne direction de la rue un autre monument semblable à celui-ci. Les trépieds supportaient d'ordinaire des œuvres d'art très remarquables. Parmi elles on cite le fameux satyre que Praxitèle, sur une ruse de la courtisane Phrynée, déclara être son plus beau travail.

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