TEMPLE D'ESCULAPE
de ses temples à ceux du paganisme expirant. Deux colonnes au-dessus de la grotte portaient les trépieds de deux autres triomphateurs. Une niche rectangulaire vers le couchant a dû renfermer une statue.
En poursuivant notre route dans cette direction, nous atteignons, sous les roches de l'Acropole, le temple d'Esculape et de la Santé. Peut-être même y en eut-il deux, l'ancien et le nouveau. Un dôme y abritait une source sacrée. C'était îe lieu où Mars avait tué Halirrhothius , fils de Neptune. Du long portique de cinquante mètres qui protégeait les malades contre le soleil et le mauvais temps, il demeure peu de chose. Les dévots s'y rendaient avec quelques serviteurs et des provisions de bouche. Quand les offrandes et les purifications étaient finies, chacun s'étendait sur sa natte, les lampes étaient éteintes , le silence le plus profond prescrit, et le dieu, à travers les parfums qui échauffaient les têtes, donnait en songe ses salutaires ordonnances. Si Esculape ne parlait pas, les prêtres prescrivaient à sa place divers traitements dont on trouve de bizarres échantillons sur les ex-voto ramassés dans les ruines, et qui durent être jadis appendus aux murs du portique. Carion, dans le Plutus d'Aristophane, nous donne une idée des scènes grotesques qui se passaient dans ces temples de la Santé. Si Paul y entra, et s'il fut témoin des supercheries des prêtres et de la sotte crédulité des adorateurs d'Esculape, quel regret ne dut-il pas avoir de n'y pas trouver un seul