‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 158 sur 216 · MONUMENTS DIVERS · texte numérisé non relu

MONUMENTS DIVERS

homme digne d'être guéri par sa parole ou son contact. Mais ceux-là obtiennent les vrais miracles qui ont, sinon la foi, du moins les dispositions pour l'acquérir. Quel événement, si l'Apôtre eût crié aux paralytiques, aveugles, fiévreux et malades de toute sorte : ce Levez- vous et allez -vousen! » et s'ils eussent aussitôt retrouvé la santé! Rappelons en passant , et pour l'humiliation de la sagesse humaine, que Socrate, si courageux et si grand devant la mort, eut peut-être la faiblesse de donner sa dernière pensée à ce temple et à son dieu : « Griton, dit-il après avoir consolé tous ses amis, nous devons un coq à Esculape. Ne l'oubliez pas! » Et il rendit l'âme.

Quelques ruines vers le couchant correspondent, d'après plusieurs, aux temples deThémis, de Vénus et des Nymphes. Plus près de la route, un long portique, dont plusieurs arches sont encore debout, conduisait au théâtre. Eumène II, roi dePergame, l'avait fait élever vers la moitié du second siècle avant Jésus - Christ , pour abriter contre l'intempérie des saisons le peuple attendant l'heure du spectacle. A son extrémité occidentale, un rhéteur fort riche , ce qui était rare alors chez les hommes de lettres, Hérode Atticus de Marathon, fit élever, vers le milieu du second siècle de notre ère, un Odéon capable de contenir six mille auditeurs. Il mesure quatre-vingts mètres de diamètre. Longtemps il a servi de château fort aux soldats turcs. Cependant on a pu, après l'avoir débarrassé des ruines qu'y avait accumulées un incendie , y offrir

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