‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 179 sur 216 · LE TEMPLE DE THÉSÉE · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE THÉSÉE

dans un puits. Les Athéniens, pour compléter leur fière réponse, condamnèrent à mort l'interprète qui n'avait pas craint de déshonorer la langue nationale en traduisant une si insolente sommation. La victoire de Marathon prouva qu'ils avaient le droit d'être aussi susceptibles.

Le temple de Thésée, à deux cents mètres d'ici, est le terme naturel du circuit que nous faisons aujourd'hui. Avec ses teintes dorées, et sur une sorte de petit promontoire, il se dégage vivement de toutes les constructions qui s'accumulent à l'arrière - plan , et se présente à nous sous son plus- heureux aspect. C'est, de toutes les reliques vieilles de deux mille quatre cents ans , la mieux conservée que l'on connaisse. Le christianisme en fit, vers le vie siècle, une église de saint Georges et contribua ainsi à sa conservation. Vainement les Turcs et les tremblements de terre ont essayé de le détruire, il est resté fièrement debout après toutes leurs violences.

Phénomène d'optique singulier, en l'abordant nous le trouvons presque petit, alors que de loin il nous avait paru si vaste. Le génie grec excellait à produire ces illusions en exploitant la lumière dans le jeu des lignes architecturales. Le monument, en réalité, n'a que six colonnes sur les façades et treize sur les côtés. Ces colonnes, d'ordre dorique , mesurent à peine six mètres de haut. Tout l'édifice n'a que trente-trois mètres dans sa longueur et treize dans sa largeur. La cella, avec pronaos et posticum, en mesurait seu-

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