‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 180 sur 216 · LE TEMPLE DE THÉSÉE · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE THÉSÉE

lement vingt- quatre sur huit. Ce sanctuaire consacré à Hercule fut destiné à recevoir les cendres de Thésée, que Cimon rapporta de Scyros. Micon en fut l'architecte. Comme sculptures de détail, il n'a jamais été fini. Sur les dix métopes de la façade principale, et quatre seulement des côtés, on a représenté les exploits d'Hercule et de Thésée. Les autres ont peut-être été peintes, mais on n'en voit pas la preuve. Les sculptures des frontons ont disparu depuis longtemps. Sous le péristyle, les frises du pronaos et du posticum représentent les combats des Centaures et des Lapithes, peut-être aussi la bataille de Marathon et l'apparition du fantôme de Thésée qui détermina la victoire.

Une femme nous ouvre très gracieusement la porte et veut nous faire admirer les antiquités déposées à l'intérieur. Les plus précieuses ont été transportées dans les musées que nous visiterons demain. Elle signale à notre attention un tombeau qu'elle dit avoir été celui de saint Denis l'Aréopagite. Nous lui exprimons notre surprise et notre incrédulité. Parmi les objets d'art qui sont encore là, deux nous intéressent particulièrement. L'un est le basrelief signé d'Aristoclès , qui représente un guerrier debout, la lance à la main. On l'appelle le Soldat de Marathon. On voit encore sur le marbre des restes de peinture. L'autre est une stèle toute peinte, dont on a très habilement fait revivre les couleurs, et où l'on distingue un prêtre de Bacchus, le cantharus d'une main et une branche de myrte de l'autre. Tracé sur un fond rougeâtre en

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