LA VILLE MODERNE
trois teintes, rouge, noir et blanc, ce dessin est fièrement traité. Je ne crois pas qu'il y ait nulle part un spécimen plus ancien de la peinture grecque. L'inscription dit que Semon a dressé ce sema (cette stèle) à son fils Lyséas.
Le soleil se couche. Allons nous reposer sur tant d'impressions diverses. Notre journée n'a pas été perdue-
Athènes.
De la ville moderne je ne dirai rien, sinon qu'elle commence à s'embellir et à se modeler sur nos villes européennes. A bon droit, elle se fait gloire d'accentuer de plus en plus la ligne de démarcation qui désormais la sépare de la Turquie et de sa fausse civilisation. De belles rues, des boulevards, des squares, jettent la vie un peu partout. Quelques beaux édifices, tels que l'Académie des sciences et des arts, et même certaines maisons privées, comme celle de M. Schliemann, donnent une idée de l'effet que devaient produire, sous la lumière de l'Attique, les splendides constructions en marbre blanc rehaussé de dorures qui ornaient Athènes au temps de Périclès.
Les églises offrent peu d'intérêt. C'est à la cathédrale catholique que nous disons la messe.