MUSEE NATIONAL
L'archevêque est plein d'espoir pour le développement du catholicisme à Athènes. Il est regrettable qu'au moment où la guerre de l'indépendance enleva la Grèce à la Turquie, des influences plus fortes que celles du czar n'aient pas détaché la petite église grecque du patriarcat de Constantinople , pour la ramener dans les bras de l'Église romaine.
Les musées sont fort intéressants. C'est là surtout qu'on trouve groupés les authentiques souvenirs du passé. Mentionner seulement ce que nous y avons vu de plus remarquable serait ouvrir une interminable nomenclature. Je glane au hasard sur mon calepin.
Au musée national : Y Inscription de Théra, la plus ancienne que l'on connaisse en langue grecque, neuf noms sur un bloc de basalte du vne siècle avant Jésus -Christ; deux Apollons, celui d'Orchomène et celui de Théra , œuvres d'un ciseau hardi et vigoureux; le Jeune Chasseur, composition exquise; une Tête de femme colossale, ayant appartenu à quelque statue de la Victoire, du plus grand style et digne de Phidias; deux Sirènes jouant de la lyre; un Jeune Satyre charmant; la statuette de Minerve, trouvée récemment au Varvakion , et réduction authentique de la grande statue de Phidias au Parthénon ; le Guerrier se préparant à l'attaque; Triptolème recevant le blé des mains de Cérès, en présence de Proserpine, bas-relief couleur de rouille qui est d'un sentiment religieux et d'un art admirables ; un Apollon Alexicacos à la ravissante chevelure; la Stèle avec