PATRAS
près des îles Échinades, que nous verrons ce soir . L'Anti-Rihon ou le château de Roumélie, et le Rihon ou la Tour de Morée, qui se regardent d'une rive à l'autre, sont à peine séparés par un bras de mer de deux kilomètres. Nous arrivons en gare de Patras.
La ville, au temps de Pausanias, se divisait en trois parties : l'Acropole, la ville moyenne, renfermant l'Agora et les édifices publics, la ville basse ou le port, reliée à la précédente par une grande rue. Aujourd'hui ces divisions n'existent plus, et nous visitons une cité toute moderne, avec de blanches et belles maisons, assez basses pour résister aux tremblements de terre. Percée de larges rues qui se coupent à angle droit, elle se développe gracieusement entre la mer et le pied du mont Panachaïcum, où quelques débris marquent encore la place de l'antique ville achéenne.
Patras était pour les hommes de l'Orient allant à Rome une station à peu près obligatoire. Ils préféraient, toutes les fois qu'ils le pouvaient, traverser l'isthme de Gorinthe plutôt que contourner le Péloponèse. Aussi le port de Patras était- il très fréquenté. Auguste couvrit la ville elle-même de riches monuments.
André fut -il laissé ici par Pierre? Y vint -il de lui-même après avoir prêché à Sinope et dans les provinces d'Orient, se proposant de rejoindre son frère à la première occasion? Tout cela est possible. Ce que nous savons par l'histoire ecclésiastique, c'est qu'il y fut crucifié à un olivier. La piété chré-