‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 205 sur 216 · PATRAS · texte numérisé non relu

PATRAS

tienne a certainement développé et orné les récits de son martyre, mais le fond est trop en harmonie avec la nature ardente et généreuse du fils de Jonas pour ne pas être vrai, et on ne lit jamais sans une pieuse émotion l'éloquente apostrophe du frère de Pierre à la croix sur laquelle il allait mourir. Une église en son honneur s'élève au bord de la mer. Quoi qu'en pensent les habitants de Patras, les restes de l'apôtre qui avait eu la gloire de suivre le premier de tous Jésus- Christ, et de lui amener son frère Simon comme une seconde et importante recrue, ne sont plus ici. Ils ont été transportés à Constantinople en 357 avec ceux de saint Luc, qui paraît avoir aussi évangélisé Patras. Nous vénérons sur notre passage la mémoire de ces deux hommes apostoliques.

La source qu'on voit dans l'église de Saint-André, et où l'on descend par quelques degrés, est peutêtre celle dont parle Pausanias à propos du temple de Cérès, qu'il avait visité. Les malades y allaient consulter la déesse, et, dans un miroir suspendu au-dessus de la fontaine, à fleur d'eau, ils lisaient, après avoir brûlé des parfums, la réponse que Déméter faisait à leurs anxieuses questions. L'église a été bâtie sur le vieux temple de Gérés, et en partie avec ses ruines. Il y a beaucoup de curieux sur le quai. Les costumes sont très variés. On dit la population intelligente et active.

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