‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 28 sur 216 · LES TREMBLEMENTS DE TERRE · texte numérisé non relu

LES TREMBLEMENTS DE TERRE

bon, du premier architecte qui jeta un pont pour réunir ses deux rives. Les Arabes l'appellent El- Assy, le Rebelle. Très longtemps le peuple a cru que les tremblements de terre si fréquents dans le vallon n'étaient que les convulsions du monstre vaincu et couché sous le sol. En ce cas, Typhon eût été désastreusement remuant , car il n'est pas possible de compter combien de fois il lui a plu de jeter à bas la ville entière et d'ensevelir sous ses ruines d'innombrables victimes. Au temps de Trajan, un tremblement de terre déplaça jusqu'aux cours d'eau [, et il faudrait peut-être rapporter à cette époque la suppression du bras méridional de l'Oronte, qui cessa de maintenir dans une sorte d'île la Cité Neuve et le palais royal d'Antiochus Épiphane. L'histoire de tels désastres semblerait exagérée, si des événements récents n'étaient venus en renouveler les plus effrayants détails. La colonne rouge qu'un thaumaturge du temps de Caligula, Debborius , avait dressée au milieu de la ville avec un buste et cette inscription : "Assictoc, à^TtoTa, pas plus que le pouvoir conjurateur d'Apollonius de Tyane, n'ont empêché la malheureuse ville de subir en moyenne deux catastrophes par siècle. Le xixe a fourni son contingent en 1822 et en 1872 pour la dernière fois. Les fortes crevasses qui, de haut en bas, sillonnent le Silpius n'ont pas d'autre origine, car, dans ces dislocations terribles du sol , les montagnes elles-

1 Spartien, Adrien, xm.

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