‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 30 sur 216 · MONUMENTS ROMAINS · texte numérisé non relu

MONUMENTS ROMAINS

ces hauteurs, ainsi qu'il convenait à l'acropole d'une grande ville, furent jadis entourées de temples. Mars avait le sien près de la porte du Milieu, qui s'ouvrait au-dessous de la citadelle, sur la grande rue coupant Antioche en deux , du sud au nord. On y voyait Romulus et Rémus allaités par la louve. C'était la consécration de la domination romaine sur un peuple frivole à qui de splendides monuments faisaient oublier la perte de sa liberté.

Non loin du temple de Mars, en descendant dans la plaine, Jules César avait fait élever une basilique appelé Caesarium. Dans l'une de ses extrémités, arrondie en forme de sanctuaire, les juges rendaient la justice devant la statue protectrice de la Fortune de Rome. Ce premier maître du monde, qui devait tout au génie militaire, avait érigé encore au pied de la montagne un amphithéâtre1 comme ceux de l'Italie. Ce fut une nouveauté, car les Séleucides n'avaient pas le goût des jeux de gladiateurs. Enfin il avait réparé le Panthéon, qui menaçait ruine. Agrippa, l'ami d'Au-

1 Est-ce cet amphithéâtre ou le Caesarium que des fouilles entreprises depuis notre passage viennent de mettre à jour? M. Toselli, qui a eu la bonté de m'en écrire, croit avoir trouvé les ruines du théâtre. Mais les théâtres des anciens étaient plus immédiatement assis au flanc de la montagne, car on cherchait à y ménager aux spectateurs une belle vue sur la ville. La dépression de terrain que me signale M. Toselli peut répondre à l'idée d'un amphithéâtre, mais le site conviendrait surtout au Caesarium, qui, d'après Malala, était à peu près de niveau avec le point où l'Onopniétès sortant du ravin débouchait dans la plaine.

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