‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 48 sur 216 · BATAILLE D'ISSUS · texte numérisé non relu

BATAILLE D'ISSUS

teur où fut l'ancienne ville d'Alexandrette, et d'où sourd impétueuse la source qui alimente la ville actuelle, il n'y a rien à dire d'intéressant. A travers les jardins on voit des pans de mur encore debout et une ancienne église à peu près conservée.

Au reste, aucun souvenir historique ne plane sur ces marécages , sauf qu'Alexandre voulut y bâtir une grande cité en mémoire de la victoire d'Issus. Issus, en effet, n'est qu'à six heures d'ici. On y arrive en suivant la grève qui longe le pied de l'Amanus, dont les roches ont dû plus d'une fois être taillées pour laisser passer des chars de guerre. Un monument que l'on rencontre après deux heures de marche est assez curieux. On le nomme les Piliers de Jonas, mais il est peu probable que le prophète ait été rejeté îà par le monstre marin qui l'avait englouti; ce sont les restes d'une porte monumentale, visibles de fort loin et marquant les limites de la Syrie et de la Gilicie. Là furent les portes Amanides, et peut-être les deux pilastres blancs n'en sont -ils qu'un souvenir. D'après une tradition locale, c'est sur l'arcade, aujourd'hui disparue, de ces deux jambages qu'aurait été placé le sarcophage d'Alexandre, et tous les chefs d'armée, en passant sous le célèbre portique pour aller aux grandes guerres , devaient se reconnaître les inférieurs de l'illustre conquérant. Peut-être n'y eut -il là qu'un monument de sa victoire.

C'est sur les bords du Pinarus que les armées d'Alexandre et de Darius se rencontrèrent. Elles

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